jeudi 12 novembre 2009

Comment les questions environnementales sont-elles devenus un enjeu global ?

A l’heure de la mondialisation une menace pèse sur l’humanité entière, la nature ou l’environnement dit-on mais le vraie menace c’est bien nous. C’est pourquoi les questions environnementales sont plus de l’ordre philosophiques que matérielles. Malheureusement les conséquences de se dérèglement dans l’esprit sont très concrètes, des milliers de morts, des millions de réfugiés,des famines et des guerres.
C’est pourquoi depuis la fin de la seconde guerre mondiale s’est développé dans les pays industriels la notion de développement durable. Et non pas d’écologie, car ce terme existe en effet depuis la moitié du XIXème siècle, c’est son sens qui a changé si au début il ne s’agissait que d’un sens biologique, il a petit à petit muté vers un sens politique qui prend en compte aussi bien les facteurs naturels, que les facteurs sociaux et les facteurs économiques.


I Une prise de conscience mondiale
Après le traumatisme de 39-45 l’heure n’est pas à l’environnement, c’est en 1968 que l’environnement rentre dans les débats avec la création du club de Rome qui réunit quelques personnalités occupant des postes relativement importants dans leurs pays respectifs ayant pour but de cerner les limites de la croissance économique, la question de la nature est encore loin. En 1972 l’ONU rentre dans le débat en organisant la Conférence des Nations Unis sur l’environnement humain à Stockholm, si se somment n’apportera que très peu de réponses concrètes il aura néanmoins fait rentrer l’environnement comme un patrimoine mondiale à préserver. La notion de développement durable va s’imposer en 1992 lors de la conférence de Rio, désormais cette notion, largement médiatisée, s’articulera autour de trois piliers fondateurs. Après le succès de la conférence de Rio d’autres somment seront organisés : Kyoto (1997) sur l’effet de serre ou Johannesburg sur la biodiversité (2002).


II Des risques multiples aux conséquences locales et mondiales
Les risques environnementaux sont multiples et peuvent toucher une ville ou un quartier aussi bien qu’un continent ou un pays.
Au niveau local
Au niveau mondial
Accidents industriels, AZF en 2001
Pollution de l’eau en Bretagne
Catastrophe nucléaire, Tchernobyl en 1986
Changement climatique, montée des eaux qui entraînera des migrations de réfugiés
De plus parfois un état pollue localement mais les répercussions sont mondiales, USA, Brésil qui brûle l’Amazonie (le poumon vert de la planète) sans compter.
III Sources
http://www.verdura.fr/
Portail du développement durable
http://www.developpement-durable.gouv.fr/
Sites du gouvernement, utiles pour les statistiques et les actions au niveau local et nationales
http://www.ecologie.gouv.fr/
http://www.wikipedia.fr/
http://www.alternatives.ca/
Un site qui exposait bien les problème que pose écologie et croissance
http://www.eea.europa.eu/
Le site de l’agence européenne pour l’environnement, intéressant pour les actions au niveau internationales et la coopération entre états


Manon et Eliot

mercredi 11 novembre 2009

légende croquis 2


croquis 2



















légende croquis 1
























correction croquis 1


L'exemple du Venezuela : Chavez démocrate ou dictateur?

Hugo Chavez est le président du Venezuela, pays d'Amérique du Sud situé entre la Colombie, le Brésil et la Guyane, depuis le 2 février 1999. Si son élection, puis sa politique ont des apparences démocratiques, certains pensent qu'il tente de mettre en place une dictature dans son pays. Nous pouvons donc nous demander quels sont les arguments de chacun de ces deux avis pour tenter de comprendre ses véritables intentions.

Politique du Venezuela:

Le Venezuela est une république fédérale multipartiste. Le chef d'Etat y est également chef du gouvernement. Le pouvoir législatif est, lui, détenu par un Parlement. Auparavant (car la Constitution a, depuis, été modifiée), le président était élu pour cinq ans, et pour un seul mandat.

L'arrivée de Chavez au pouvoir:

Chavez appartient à un parti qu'il a créé, le MVR (Mouvement de la cinquième République). Soutenu par ce parti et une grande part de la population, car l'ancien gouvernement était corrompu, Chavez fait un coup d'Etat le 4 février 1992, mais échoue et se retrouve emprisonné pour deux ans. La deuxième tentative de son parti, le 27 novembre 1992, quant à elle, réussit, puisque Perez, le président, est destitué en mai de l'année suivante, et jugé pour détournement de fonds publics.
Le 2 février 1999, Chavez est élu au suffrage universel à plus de 55% des voix, c'est-à-dire de manière parfaitement démocratique. Pourtant, l'une de ses premières décisions fut de changer la Constitution sur deux points en particulier : à présent, le mandat du président est d'une durée de six ans. Par ailleurs, une même personne peut présenter jusque deux mandats. Il instaure également un "référendum révocatoire"; le peuple peut ainsi destituer n'importe quel gouvernant à partir de la moitié de son mandat.
Un coup d'Etat de l'opposition, le 11 avril 2002 emprisonne à nouveau Chavez. Il reprend le pouvoir aux élections suivantes, où il se fait à nouveau élire à plus de la majorité dès le premier tour, et modifie à nouveau la Constitution, afin que le Président puisse effectuer un troisième mandat.

Confrontation d'arguments permettant de dire que Chavez est bien démocrate, comme peuvent le laisser entendre les apparences et d'arguments le présentant comme un dictateur:

Tout d'abord, ce référendum révocatoire pourrait nous faire penser que cette constitution vénézuélienne est particulièrement démocratique puisqu'à tout moment, sur simple référendum, le peuple peut choisir de destituer un membre du gouvernement.
Cependant, si Chavez accepte le renvoi d'un quelconque membre de son gouvernement, lorsque, en 2002, il reçut 800 000 signatures réclamant son départ, il les déclara nulles, permettant une opération de "réparation", c'est-à-dire une "seconde chance"aux personnes ayant déposées leur signature. Ce fut cette déclaration qui entraîna le coup d'Etat de 2002.
De plus, si on prend la Constitution comme argument, il faut noter les changements successifs du nombre de mandat et de leur durée depuis son élection, il y a 10 ans. D'ailleurs, il a, en décembre 2007, proposé un référendum qui lui aurait permis de mettre fin à la limitation du nombre de mandat. Il a également assuré qu'il était près à "rester avec [son] peuple jusqu'en 2019." Il a perdu à 49% des voix, mais projette de réorganiser des votes l'année prochaine. Pourtant, l'opposition au Venezuela met en garde contre une "dérive présidentielle". Chavez se justifie en expliquant qu'il veut créer un Etat socialiste, qui passe par des réformes sociales visant à donner plus de pouvoir aux citoyens.

Par ailleurs, il est vrai que les progrès de développement du Venezuela depuis son accession au pouvoir sont notables ; le taux de croissance du PIB entre 2005 et 2007 était de 8 à 10%. De plus, afin d’aider les jeunes défavorisés des Barrios, des plans d’alphabétisation sont mis en place.
Sur un autre plan, on reproche souvent au Venezuela son manque de liberté d’expression , mais de grandes chaînes de radio privées se positionnent clairement contre le gouvernement de Chavez, et ce, parfois, de manière violente, injuriant, par exemple, leur président.
Pourtant, cela n’explique pas de manière suffisante la suppression de 34 stations de radio l’été dernier, fin juillet, toutes défendant l’opposition. Visiblement, si les stations les plus populaires sont plus ou moins épargnées, les chaînes moins importantes subissent la censure. Officiellement ces fermetures sont pour des raisons administratives, puisque les stations concernées n’auraient pas effectuées les démarches nécessaires pour le renouvellement de leur droit à émettre. Cependant, pour certaines, il est prouvé que leur concession allait jusqu’en 2013. On remarque également que, petit à petit, de plus en plus de radios passent sous la tutelle de l’Etat. Chavez a par ailleurs annoncé un projet de loi destiné à « réguler la liberté d’expression », selon ses propres termes. En effet, selon lui, les médias dont les informations ne sont pas vérifiées par le gouvernement courent le risque de provoquer « angoisse, inquiétude et panique » chez les Vénézueliens. Le gouvernement compte par conséquent organiser la fermeture des médias diffusant une information jugée « fausse », « manipulée », « détournée », ou « portant un préjudice aux intérêts de l’Etat ». Tout dissident s’expose par ailleurs à une peine de 4 ans de prison., pouvant se combiner avec 6 mois à 4 ans de prison si le média en question a refusé de « révéler un information » dictée par le gouvernement. Environ 200 médias seraient concernés.
Selon Carlos Correa, directeur de l’ONG « espacio publico », défendant la liberté d’opinion, ce projet s’agit « du plus important dispositif de restriction à la liberté d’expression jamais mis en place au Venezuela, sans précédent en période démocratique ». Il invite les citoyens à prendre conscience de la tournure que prennent les événements, comparant cette loi aux problèmes de censure de 2007, où la chaîne la plus populaire du Venezuela, accessoirement chaîne d’opposition avait dû fermer.
Les étudiants avaient manifestés à Caracas, la capitale, mais avaient subi une violente répression de l’armée. Fin juillet 2009, après la fermeture des stations de radio dont nous parlions précédemment, les jeunes se sont à nouveau réunis, portant des pancartes telles que « non à la censure » ou encore « peuple, ouvre les yeux, c’est une dictature »

Mais tout le peuple « n’ouvrira pas les yeux ». En effet, pour beaucoup, Chavez incarne le président dynamique et aimant son peuple. Par ailleurs, son charisme lui permet l’entière adhésion des Vénézueliens à ses discours. Pendant longtemps, l’Amérique du Sud a été méprisée par les Etats-Unis en raison de son faible poids économique. Afin de remédier à cela, Chavez encourage l’existence réseaux économiques comme l’Unasur. Par ailleurs, il se place en ennemi des USA, critiquant régulièrement Bush, qu’il jugeait être un « fils à papa bon à interner à l’asile », ou encore un alcoolique. Attendant une meilleure considération d’Obama, il se déclare déçu par des espoirs sans fondements, même s’il tente d’établir des relations diplomatiques avec le président de la grande puissance américaine. Cette opposition de « bête noire des Etats-Unis » renforce sa popularité parmi la population la plus défavorisée, ce qui le place, d’ailleurs, favori aux prochaines élections de 2012.
Pour continuer sur le plan des relations internationales, nous pouvons mentionner, qu’il est allié de Cuba, et donc ami de Fidel Castro,admirant le régime qu’il a mis en place dans son pays.

Deux derniers arguments peuvent enfin nous permettre d’associer ce régime à une dictature.
Tout d'abord, il a fait récemment polémique en chassant le président de l'ONG « Human Rights Watch », un américain, prétextant que ce geste était en réalité un soutient au gouvernement Bolivien, ayant eu des problèmes avec leur ambassadeur des Etats-Unis.
Par ailleurs, le 8 Juin 2008, il a mis au point la « Loi Gestapo », désignant toute personne comme un délateur potentiel. Ainsi, chaque citoyen est surveillé, contrôlé; il est donc obligé d'adhérer à la politique en place.
Enfin, certains aspects peuvent nous faire penser à un culte de la personnalité naissant: chaque semaine, Chavez est présent dans une émission télévisée « Alo presidente », dans lequel célébrités et gens du peuple affichent leur soutient à leur président et l'adulent. Nous pouvons citer l'exemple de « la niña robot », une petite fille de 8 ans récitant par coeur à Chavez un discours de plusieurs minutes, peu vraisemblablement de son propre chef, vantant tous les mérites de son gouvernement. (la vidéo est disponible sur le site desourcesure. com)

Conclusion:

Pour conclure, nous pouvons donc remarquer que si ce régime, par plusieurs aspects, peut sembler parfaitement démocratique, Chavez viole néanmoins plusieurs libertés individuelles et essentielles qui rapprochent son gouvernement d'une dictature. Pourtant, son peuple semble pour le moment ne pas voir leurs libertés perdues. D'ailleurs, officiellement, il n'y a aucun prisonnier politique, et les actions de Chavez, aussi polémiques soient-elles, restent à la limite du légal.

Sources : Sur internet :

- Le monde
- Le figaro
- Le nouvel Observateur
- Wikipédia
- Desourcesure.com
- Europarl.europa.euFrance3.fr

Marie M et Laura

La Chine entre développement et exploitation des hommes

L’apparition de la Chine comme puissance économique soulève de nombreuses questions. En effet, on a tendance à considérer ce développement comme incohérent car la Chine est encore un pays en développement à bien des égards… mais développé à d’autres. On peut aussi s’interroger sur ce « développement » de la Chine, celui-ci étant le fruit de l’exploitation de sa population. Dans cette mesure peut on considérer l’avènement économique de la Chine comme un vrai développement ou n’est il qu’une croissance économique résultant de l’alliance réussi du capitalisme à un régime plutôt autoritaire ?

Les inégalités et la non-reconnaissance des libertés fondamentales laissent dubitatifs les européens ou américains quand au qualificatif de pays « développé » en ce qui concerne la Chine. En effet il y a une différence de développement énorme entre la côte chinoise & l’intérieur des terres. La campagne chinoise reste peu développée, et, entre pauvreté et misère, les conditions de vie restent difficiles. Le gouvernement a concentré ses efforts sur la côte Ouest qui est devenue une zone très attractive & dynamique, ouverte à la mondialisation. Toutefois le gouvernement a pris conscience des ces inégalités et met en place des mesures qui permettent de meilleurs conditions de vie à la population rurale, comme la construction d’infrastructure, des aides financières, le plan de couverture médicale, développement de la mécanisation… faire disparaître la pauvreté est un des objectif du gouvernement chinois.

En ce qui concerne les liberté fondamentales en Chine… le fait que de nombreux pays, avant leur plein accomplissement économique soient passé par un non respect de lois de travail ou l’exploitation de leur population, comme la France ou le Royaume-Uni avec les mines de charbons, est indéniable mais est-ce envisageable à notre ère ? Ainsi la Chine apparaît au regard européen comme un paradoxe, un état souhaitant obtenir un niveau de vie semblable au notre tout en opprimant sa population, en ne reconnaissant pas les libertés fondamentales. Mais dans ce domaine également, le gouvernement tends à faire des progrès. Ainsi naît une expression publique et une liberté des mœurs dans la Chine d’aujourd’hui. Toutefois, entre l’Etat et la population chinois, un pacte tacite semble avoir été signé : une démocratisation retardée en échange d’une amélioration des conditions de vie. Petit à petit, le gouvernement travaille à cette amélioration, mais le développement économique reste encore essentiel aux yeux du gouvernement, tel une garantie d’un état prospère et puissant, ce qui importe davantage à l’état que l’établissement de libertés.

La Chine intrigue & inquiète, elle soulève de vives critiques, pas un jour sans que les journaux en parlent. Cette mentalité si différente qui nous laisse parfois, nous le ‘Vieux Continent’ un peu démuni se reflète bien dans ce propos de Mao : « Lorsque l’ennemi approuve, nous désapprouvons. Lorsque l’ennemi désapprouve, nous approuvons. » La Chine nous reste un peu insaisissable car elle représente un dehors d’un point de vue historique jusqu’à une période relativement récente. Dans cette perspective il semble parfois difficile de la juger, de notre point de vue européen. Avec l’évènement de Tian’ amen en 89 toutes les réformes envisagées ont été bloquées, tandis que la libéralisation économique s’est poursuivie. Ainsi, sur un plan économique, la Chine est passée d’un système étatique planifié (type socialiste) à un capitalisme débridé & une boulimie d’enrichissement. Ce qui la rend difficile à appréhender… comment un gouvernement mené par un régime communiste (c'est-à-dire, selon la définition, dont la volonté est de supprimer les classes sociales) peut il aller de pair avec une économie capitaliste? Cela s’appelle l’économie socialiste de marché, une formule ayant pris son essor sous Deng Xiaoping et ayant permis à la Chine d’ouvrir progressivement son économie tout en conservant son régime politique. Cela a commencé avec l’ouverture de Zones Economiques Spéciales qui a attiré les firmes multinationales puis peu à peu, des réformes ont fait de la Chine une puissance qui compte de plus en plus dans le monde.

Nouvelle puissance économique, technologique, automobile, militaire… la Chine pèse de plus en plus dans l’ordre Mondial et fait d’ores et déjà partie des plus grandes organisations internationales telles que l’OMC ou l’ONU. Elle est bien une des seules puissances s’étant développée de manière pacifique.

Clémence et Camille

Bibliographie
Bibliographie
Time – 28 Septembre 2009-
Philosophie magazine – septembre 2009-
Voyage au pays du coton – Erik Orsenna
Sur internet :
l’encyclopédie Universalis -12 septembre 2004
Le monde diplomatique
Lepetiteconomiste.com
(http://www.revuesocialiste.fr/2009/09/30/%C2%ABla-democratisation-de-la-chine-dependra-de-levolution-de-la-crise-economique%C2%BB/ )
(http://contreinfo.info/article.php3?id_article=1698 )
((http://french.people.com.cn/Horizon/6657987.html))
(http://www.slideshare.net/profcdj/les-liberts-en-chine-presentation )
(http://www.chine-informations.com/actualite/splendeurs-et-miseres-de-la-croissance-chinoise_2695.html )
http://www.supinfo-projects.com/fr/2006/chine_politique_financiere/3/ http://lewebpedagogique.com/terminaleshg/files/2008/06/croquis-decollage-eco-de-la-chine.JPG