samedi 5 décembre 2009
Quels sont les enjeux liés à la possesion de l'arme nucléaire ?
Conséquences: Plusieurs effets rendent la bombe atomique bien plus dangereuse que les bombes développées jusqu'alors. On distingue généralement quatre grands effets :
-le souffle de l'explosion qui détruit tous les bâtiments alentour et provoque des lésions et la surdité des personnes qui sont trop proches de l'explosion. -la chaleur de l'explosion est telle qu'elle déclenche des incendies et cause des brûlures sur les personnes proches de l'explosion
-l'impulsion électromagnétique :Une explosion nucléaire provoque un déplacement d'électrons, qui crée un courant électrique. Ce courant est tel qu'il perturbe pendant un certain temps les alimentations électriques et détruit complètement la plupart des circuits électroniques. Cet effet est maximal dans le cas des explosions à très haute altitude ou dans l'espace, plus limité lors d'explosions dans la basse atmosphère ou au niveau du sol.
-les radiations :Une irradiation immédiate et directe, pour les personnes proches de l'explosion, qui peut être très intense (voir Syndrome d'irradiation aiguë); Une irradiation à long terme, due aux éléments radioactifs de la bombe et des éléments contaminés, qui peuvent être transportés par les mouvements d'air sur de très grandes distances. Cette irradiation est plus importante en termes de nombre de personnes touchées.Utilisées en grand nombre, les bombes atomiques peuvent également avoir un effet sur le climat global de la Terre. Selon certains scénarios, si une guerre nucléaire venait à être déclenchée avec l'emploi massif des bombes nucléaires, des impacts importants sur le climat de la Terre pourraient se faire ressentir. Les incendies en masse déclenchés par l'effet de chaleur, ainsi que le soulèvement de la poussière, pourraient provoquer la formation d'un gigantesque manteau de suie et de poussière dans la stratosphère, qui occulterait les rayons du Soleil. Il s'ensuivrait, pendant quelques jours seulement ou plusieurs années, ce que l'on appelle communément un Hiver nucléaire
Bombe H : Eclair de lumière, explosion produit températures d'environ 10 000 000°C (= centre du soleil) matériaux prennent feu dans un rayon de 13km, personnes brûlées jusqu'à 18km. Souffle détruit les bâtiements jusqu'à 6km et vents violents de 1 100km/h. Pendant plusieurs mois après des retombées des éléments radioactifs déclenchent cancers, atteintes aux os aux voies respiratoires et d'autres organes vitaux3-
Les enjeux-L'arme nucléaire est avant tout une arme de dissuasion, les pays ne s'en servent pas. C'est également pour leur sécurité, pour se protéger de toute intervention de puissances extérieures et intérieures.
-Mais d'autres pays veulent affirmer leur place sur la scène internationale ou exercer une dominance régionale ou par souci de sécurité mutuelle (Inde Pakistan). Maîtrise de l'arme nucléaire attractive car moins vulnérables aux pressions extérieures. Ex : si l'Irak ou l'Afghanistan avait possédé l'arme nucléaire elle ne se serait pas fait attaquer.
-L'indépendance politique nous permet de compter dans les relations internationales. Posséder la bombe permet de compter dans les relations et les décisions internationales.-Indépendance technologique : les Etats-Unis investissent massivement dans la recherche spatiale ; pour ne pas se laisser distancer, l’Europe fait de même, bien que son agence spatiale européenne soit interdite de recherches militaires.Puissance fondée sur le nucléaire L'Europe a un poids face aux USA grâce à la bombe.Le contexte actuel:Aujourd'hui et depuis la fin de la guerre froide, les pays ont engagé un processus de désarmement avec plusieurs traités dont le SORT en 2002 signé par la Russie et les USA pour réduire le nombre de charges nucléaires stratégiques pour les deux États. Et depuis 1968, un traité international a été signé : le Traité sur la Non-Prolifération des armes nucléaires ou TNP visant à réduire la propagation de l'arme nucléaire dans le monde. Pour cela il empêche les signataires à donner ou recevoir des armes nucléaires ( le traité engage les parties non-dotées d'armes nucléaires « à ne transférer [ni ne recevoir] à [ou de] qui que ce soit, ni directement ni indirectement, des armes nucléaires [...] ou le contrôle de telles armes ».) ou procurer des matériaux pour la fabrication d'armes. Cependant ce traité a ses limites et accentuent la discrimination entre les détenteurs et les non-détenteurs ce qui a poussé Israël, l'Inde et le Pakistan a continué leurs recherches sur l'arme nucléaire. (cf DOC 1p.120 des feuilles)
Mais il se pose encore un nouveau problème avec la prolifération de la « bombe sale ». Par exemple en Russie où des générateurs radio-thermiques sont laissés à l'abandon et sans surveillance. Si ces générateurs tombaient dans les mains de terroristes ils pourraient créer une « bombe sale ». C'est à dire une bombe moins élaborée qu'une arme nucléaire mais qui ne ferait pas moins de dégâts. Si une bombe comme celle-ci explosait à New-York, la moitié de Manhattan serait envahie par des radiations qui détruiraient peu d'immeuble mais ferait de la zone contaminée une zone inhabitable pour des décennies. (Cf doc6 p211 feuilles).
Le débat sur l'armement nucléaire est encore vif à ce jour comme on a pu le voir dernièrement avec le problème de l'Iran. Même si aujourd'hui les pays tentent de limiter la prolifération des armes le risque qu'elles comportent est toujours présent. D'autant plus que les nouveaux pays émergents comme l'Iran veulent se doter de la bombe au même titre que l'ont fait avant les Etats-Unis, la Russie, la France...
Sources:
http://www.institutidrp.org/contributionsidrp/enjeux%20des%20armes%20nucleaires.pdf1-http://fr.wikipedia.org/wiki/Trait%C3%A9_sur_la_non-prolif%C3%A9ration_des_armes_nucl%C3%A9aireshttp://fr.wikipedia.org/wiki/Arme_nucl%C3%A9aire
Anne et Clarisse
-le souffle de l'explosion qui détruit tous les bâtiments alentour et provoque des lésions et la surdité des personnes qui sont trop proches de l'explosion. -la chaleur de l'explosion est telle qu'elle déclenche des incendies et cause des brûlures sur les personnes proches de l'explosion
-l'impulsion électromagnétique :Une explosion nucléaire provoque un déplacement d'électrons, qui crée un courant électrique. Ce courant est tel qu'il perturbe pendant un certain temps les alimentations électriques et détruit complètement la plupart des circuits électroniques. Cet effet est maximal dans le cas des explosions à très haute altitude ou dans l'espace, plus limité lors d'explosions dans la basse atmosphère ou au niveau du sol.
-les radiations :Une irradiation immédiate et directe, pour les personnes proches de l'explosion, qui peut être très intense (voir Syndrome d'irradiation aiguë); Une irradiation à long terme, due aux éléments radioactifs de la bombe et des éléments contaminés, qui peuvent être transportés par les mouvements d'air sur de très grandes distances. Cette irradiation est plus importante en termes de nombre de personnes touchées.Utilisées en grand nombre, les bombes atomiques peuvent également avoir un effet sur le climat global de la Terre. Selon certains scénarios, si une guerre nucléaire venait à être déclenchée avec l'emploi massif des bombes nucléaires, des impacts importants sur le climat de la Terre pourraient se faire ressentir. Les incendies en masse déclenchés par l'effet de chaleur, ainsi que le soulèvement de la poussière, pourraient provoquer la formation d'un gigantesque manteau de suie et de poussière dans la stratosphère, qui occulterait les rayons du Soleil. Il s'ensuivrait, pendant quelques jours seulement ou plusieurs années, ce que l'on appelle communément un Hiver nucléaire
Bombe H : Eclair de lumière, explosion produit températures d'environ 10 000 000°C (= centre du soleil) matériaux prennent feu dans un rayon de 13km, personnes brûlées jusqu'à 18km. Souffle détruit les bâtiements jusqu'à 6km et vents violents de 1 100km/h. Pendant plusieurs mois après des retombées des éléments radioactifs déclenchent cancers, atteintes aux os aux voies respiratoires et d'autres organes vitaux3-
Les enjeux-L'arme nucléaire est avant tout une arme de dissuasion, les pays ne s'en servent pas. C'est également pour leur sécurité, pour se protéger de toute intervention de puissances extérieures et intérieures.
-Mais d'autres pays veulent affirmer leur place sur la scène internationale ou exercer une dominance régionale ou par souci de sécurité mutuelle (Inde Pakistan). Maîtrise de l'arme nucléaire attractive car moins vulnérables aux pressions extérieures. Ex : si l'Irak ou l'Afghanistan avait possédé l'arme nucléaire elle ne se serait pas fait attaquer.
-L'indépendance politique nous permet de compter dans les relations internationales. Posséder la bombe permet de compter dans les relations et les décisions internationales.-Indépendance technologique : les Etats-Unis investissent massivement dans la recherche spatiale ; pour ne pas se laisser distancer, l’Europe fait de même, bien que son agence spatiale européenne soit interdite de recherches militaires.Puissance fondée sur le nucléaire L'Europe a un poids face aux USA grâce à la bombe.Le contexte actuel:Aujourd'hui et depuis la fin de la guerre froide, les pays ont engagé un processus de désarmement avec plusieurs traités dont le SORT en 2002 signé par la Russie et les USA pour réduire le nombre de charges nucléaires stratégiques pour les deux États. Et depuis 1968, un traité international a été signé : le Traité sur la Non-Prolifération des armes nucléaires ou TNP visant à réduire la propagation de l'arme nucléaire dans le monde. Pour cela il empêche les signataires à donner ou recevoir des armes nucléaires ( le traité engage les parties non-dotées d'armes nucléaires « à ne transférer [ni ne recevoir] à [ou de] qui que ce soit, ni directement ni indirectement, des armes nucléaires [...] ou le contrôle de telles armes ».) ou procurer des matériaux pour la fabrication d'armes. Cependant ce traité a ses limites et accentuent la discrimination entre les détenteurs et les non-détenteurs ce qui a poussé Israël, l'Inde et le Pakistan a continué leurs recherches sur l'arme nucléaire. (cf DOC 1p.120 des feuilles)
Mais il se pose encore un nouveau problème avec la prolifération de la « bombe sale ». Par exemple en Russie où des générateurs radio-thermiques sont laissés à l'abandon et sans surveillance. Si ces générateurs tombaient dans les mains de terroristes ils pourraient créer une « bombe sale ». C'est à dire une bombe moins élaborée qu'une arme nucléaire mais qui ne ferait pas moins de dégâts. Si une bombe comme celle-ci explosait à New-York, la moitié de Manhattan serait envahie par des radiations qui détruiraient peu d'immeuble mais ferait de la zone contaminée une zone inhabitable pour des décennies. (Cf doc6 p211 feuilles).
Le débat sur l'armement nucléaire est encore vif à ce jour comme on a pu le voir dernièrement avec le problème de l'Iran. Même si aujourd'hui les pays tentent de limiter la prolifération des armes le risque qu'elles comportent est toujours présent. D'autant plus que les nouveaux pays émergents comme l'Iran veulent se doter de la bombe au même titre que l'ont fait avant les Etats-Unis, la Russie, la France...
Sources:
http://www.institutidrp.org/contributionsidrp/enjeux%20des%20armes%20nucleaires.pdf1-http://fr.wikipedia.org/wiki/Trait%C3%A9_sur_la_non-prolif%C3%A9ration_des_armes_nucl%C3%A9aireshttp://fr.wikipedia.org/wiki/Arme_nucl%C3%A9aire
Anne et Clarisse
jeudi 3 décembre 2009
POUR VOUS AIDER A REVISER
Revoir la page de présentation du chapitre 3 et les schémas distribués.
Savoir localiser sur un planisphère les zones de tension dans le monde (cf liste des exposés)
Connaître les origines des conflits étudiés.
Etre capable de répondre aux questions ci-dessous :
Sujet 1 la situation en 2009
Quel leader palestinien à la tête de l’OLP a fait connaître au monde entier la situation de son peuple ? Comment ? Qu’est-ce que l’intifada ? Quels sont les territoires palestiniens ? Quels groupes politiques les contrôlent ? Pourquoi la Palestine ne peut pas être considérée comme un Etat ? Que s’est-il passé dans la bande de Gaza en décembre 2008 ?
Sujet 2 : comment les attentats du 11/09 ont-ils déstabilisé la communauté internationale ?
Déroulement. Quelles ont été les conséquences internationales (Afghanistan, « Axe du mal »de G W Bush)
Sujet 3 : Pourquoi l’Iran fait-il peur ? (islamisme, nucléaire, démocratie…)
Sujet 4 l’exemple du Venezuela.
Qui dirige le Venezuela ? Pourquoi sa façon de diriger l’Etat est-elle controversée ?
Sujet 5 : La Chine : développement ou exploitation des hommes.
Quand et à l’initiative de quel dirigeant la Chine s’est-elle convertie au capitalisme ? Qu’est-ce que la ZES ? Que s’est-il passé à Tien An men en 1989 ? Pourquoi est-elle considérée comme l’atelier du monde aujourd’hui ?
Sujet 6 : Chypre : vers la réunification ?
Quelles sont les deux parties de Chypre ? Depuis quand cette île est-elle divisée ? Laquelle est reconnue par la communauté internationale ?
Sujet 7 : Corée du Nord/ Corée du Sud : un rapprochement est-il possible ?
Quelles sont les oppositions entre les deux Corée ? Pourquoi la Corée du Nord fait-elle peur au reste du monde ?
Sujet 8 Le génocide des Tutsis au Rwanda
Quand a eu lieu le génocide au Rwanda ? Quelle communauté a été principalement visée ? Quel est le bilan humain ? Quelles sont les conséquences de ce génocide ?
Sujet 9 Le Darfour : pourquoi le peuple four a été massacré en silence ?
Quelles sont les origines du conflit ? Qu’est-ce que les Janjawid ?Pourquoi la Communauté internationale ne fait rien ?
Sujet 10 : Comment les questions environnementales sont-elles devenues un enjeu global ?
Club de Rome ? Développement durable ? Croissance ? Kyoto ? Copenhague ?
Sujet 11 : Quels sont les enjeux liés à la possession de l’arme nucléaire ?
Qui la possède ? Qu’est-ce que le TNP ? Pourquoi la fin de la guerre froide a-t-elle entraîné la multiplication des possesseurs de l’arme nucléaire ?
Sujet 12 : Quelle gouvernance mondiale aujourd’hui (USA, ONU, G8, G20…) ?
Quelles sont les institutions ou Etats qui assurent une sorte de gouvernance mondiale aujourd’hui ?
Monde unipolaire ou multipolaire ?
Savoir localiser sur un planisphère les zones de tension dans le monde (cf liste des exposés)
Connaître les origines des conflits étudiés.
Etre capable de répondre aux questions ci-dessous :
Sujet 1 la situation en 2009
Quel leader palestinien à la tête de l’OLP a fait connaître au monde entier la situation de son peuple ? Comment ? Qu’est-ce que l’intifada ? Quels sont les territoires palestiniens ? Quels groupes politiques les contrôlent ? Pourquoi la Palestine ne peut pas être considérée comme un Etat ? Que s’est-il passé dans la bande de Gaza en décembre 2008 ?
Sujet 2 : comment les attentats du 11/09 ont-ils déstabilisé la communauté internationale ?
Déroulement. Quelles ont été les conséquences internationales (Afghanistan, « Axe du mal »de G W Bush)
Sujet 3 : Pourquoi l’Iran fait-il peur ? (islamisme, nucléaire, démocratie…)
Sujet 4 l’exemple du Venezuela.
Qui dirige le Venezuela ? Pourquoi sa façon de diriger l’Etat est-elle controversée ?
Sujet 5 : La Chine : développement ou exploitation des hommes.
Quand et à l’initiative de quel dirigeant la Chine s’est-elle convertie au capitalisme ? Qu’est-ce que la ZES ? Que s’est-il passé à Tien An men en 1989 ? Pourquoi est-elle considérée comme l’atelier du monde aujourd’hui ?
Sujet 6 : Chypre : vers la réunification ?
Quelles sont les deux parties de Chypre ? Depuis quand cette île est-elle divisée ? Laquelle est reconnue par la communauté internationale ?
Sujet 7 : Corée du Nord/ Corée du Sud : un rapprochement est-il possible ?
Quelles sont les oppositions entre les deux Corée ? Pourquoi la Corée du Nord fait-elle peur au reste du monde ?
Sujet 8 Le génocide des Tutsis au Rwanda
Quand a eu lieu le génocide au Rwanda ? Quelle communauté a été principalement visée ? Quel est le bilan humain ? Quelles sont les conséquences de ce génocide ?
Sujet 9 Le Darfour : pourquoi le peuple four a été massacré en silence ?
Quelles sont les origines du conflit ? Qu’est-ce que les Janjawid ?Pourquoi la Communauté internationale ne fait rien ?
Sujet 10 : Comment les questions environnementales sont-elles devenues un enjeu global ?
Club de Rome ? Développement durable ? Croissance ? Kyoto ? Copenhague ?
Sujet 11 : Quels sont les enjeux liés à la possession de l’arme nucléaire ?
Qui la possède ? Qu’est-ce que le TNP ? Pourquoi la fin de la guerre froide a-t-elle entraîné la multiplication des possesseurs de l’arme nucléaire ?
Sujet 12 : Quelle gouvernance mondiale aujourd’hui (USA, ONU, G8, G20…) ?
Quelles sont les institutions ou Etats qui assurent une sorte de gouvernance mondiale aujourd’hui ?
Monde unipolaire ou multipolaire ?
mercredi 25 novembre 2009
le génocide des Tutsis au Rwanda
I- Sa situation géographique
Le Rwanda est un pays de petite taille, entouré de la République démocratique du Congo, de l’Ouganda, de la Tanzanie et du Burundi. Le Rwanda couvre une superficie de 26 338 km² mais sa densité de population est l'une des plus fortes. Sa capitale, Kigali, se trouve au centre du pays.
II-Son histoire
a) L’histoire des ethnies
Le Rwanda a été peuplé vers le VIIIe siècle avant notre ère par des Batwas ou Twas. Puis, quelques siècles plus tard, les Hutus, un peuple d’agriculteurs, ont cohabité avec les Tutsis, des pasteurs venus du Nord. Ils finissent par partager la même langue bantoue et la même religion. À partir du XVIe siècle, la région s’organisa en royaumes dirigés chacun par un mwami (roi). Dans l'exercice du pouvoir, le mwami ne pouvait gouverner seul, d'où la mise en place de tout un système d'organisation politico-administrative, sociale et économique. Tutsis et Hutus avaient des terres et du bétail, bien que, si le pouvoir restait aux mains d'une aristocratie tutsie, les deux «ethnies» cohabitaient pacifiquement, car durant plusieurs siècles les Tutsis surent bien diriger le pays.
Avant le génocide de 1994, la densité de sa population était l'une des plus fortes d'Afrique. Le taux d'urbanisation était l'un des plus faibles du monde (5 %). Environ 80 % de la population faisait partie de l'ethnie hutue en 1996. Près de 19 % de la population était d'origine tutsie et plus de 0,5 % appartenait au peuple twa. Le Rwanda n'a pas de problèmes concernant ses minorités linguistiques ou religieuses, car ce sont avant tout des problèmes de minorités ethniques.
b) L’histoire du pays
C'est en 1858 que le premier Anglais découvrit la région. En 1890, malgré les réticences du mwami, les Allemands parvinrent à intégrer le Rwanda ainsi que le Burundi. Ces derniers optèrent pour un système d’«administration indirecte».
La véritable influence allemande fut d’avoir introduit l’Église catholique. Dès les années 1930, plus de 90 % des Rwandais seront déjà convertis à la religion catholique.
Après la défaite de l’Allemagne en 1918, sous mandat de la Société des Nations (SDN), la Belgique récupéra le Rwanda et le Burundi qui reprit la politique de «contrôle indirect».
Le gouvernement colonial belge confia à l’Église catholique tout le secteur scolaire et la santé. L'Église catholique favorisa les Tutsis considérés comme les «élites» du pays. Elle assura leur «conversion» au catholicisme en leur enseignant qu’ils formaient les «seigneurs féodaux» (évolués et apparentés à la race blanche), alors que les Hutus et leurs chefs étaient des «serfs» (négroïdes et sauvages) voués à la domination. Le mythe des «Tutsis évolués» et des «Hutus faits pour obéir» fut méthodiquement véhiculé pendant plusieurs décennies par les missionnaires, les enseignants, les intellectuels et les universitaires, qui accréditèrent cette vision de la société rwandaise jusqu’à la fin des années soixante.
C’est ainsi qu’ils parvinrent en 1931 à destituer le roi actuel. Cependant, une nouvelle génération de prêtres flamands s’identifia davantage aux Hutus et entreprit de former une contre-élite hutue qui s’impliqua dans la politique active.
Les fonctions de chef devinrent héréditaires : les chefs devaient être des Tutsis qui étaient «plus aptes à gérer» le pays. Les jeunes Tutsis pouvaient aller à l’école, tandis que les fils des Hutus n’avaient que la possibilité de devenir agriculteurs comme leurs parents. Puis, les Belges imposèrent la fameuse carte d’identité (1933-1934) avec la mention ethnique Tutsi ou Hutu, ce qui eut pour effet d’accentuer la distinction sociale entre les deux ethnies, laquelle se transformera plus tard en ségrégation «raciale».
Les Tutsis bénéficièrent d’avantages considérables. Les Hutus, eux, furent soumis aux travaux forcés. L’Administration coloniale exigea même que tout propriétaire de dix vaches et plus soit considéré comme un Tutsi, les autres demeurant automatiquement des Hutus. C’est alors que les Tutsis pauvres devinrent des Hutus et que les Hutus riches devinrent des Tutsis. Cette «décision administrative» du colonisateur belge finit par diviser encore davantage la société rwandaise de l’époque : les riches étaient des Tutsis et les pauvres, des Hutus.
Après la Seconde Guerre mondiale, la décolonisation atteignit le Rwanda. L’élite tutsie en vint à souhaiter le départ des Belges. Pour leur part, les Hutus, dénoncèrent la «double colonisation» dont ils avaient été victimes: celle des Tutsis, puis celle des Belges. Se sentant trahis par leur élite tutsie devenue anticolonialiste, le pouvoir colonial et l’Église catholique décidèrent de favoriser les Hutus.
L’Église encouragea la formation d’une élite contestataire hutue et veut amener le remplacement du «pouvoir minoritaire tutsi» par le «pouvoir majoritaire hutu».
En 1959, l’arrivée au pouvoir de Kigeli V, partisante des tutsis, et les élections gagnées par le Parti pour l’émancipation des Hutus, aboutirent à une terrible guerre civile. Les Tutsis furent massacrés par milliers et pourchassés. Plus de 170 000 Tutsis se réfugièrent vers l’Ouganda, la Tanzanie, le Burundi et le Zaïre. La prise du pouvoir par les Hutus entraîna l’exode de plus de 200 000 Tutsis vers l’étranger (Ouganda, Tanzanie et Zaïre). En janvier 1961, assurés du soutien de la Belgique, les Hutus proclamèrent la République au début de 1961.
III- Du conflit ethnique au génocide
En 1963, une attaque des tutsis et des exilés tutsis échoua et entraîna en guise de représailles une nouvelle série de massacres perpétrés contre les Tutsis. La violence reprit. Après la prise du pouvoir en juillet 1973 par le général Juvénal Habyarimana, un Hutu du Nord, des dissensions apparurent également entre les Hutus du Nord et les Hutus du Sud jugés plus modérés. Le nouveau régime institua un système de quotas dans les écoles et l'administration. Le système des quotas ethniques scolaires et professionnels ne sera formellement aboli qu’en novembre 1990, tout comme la mention de l’ethnie sur les cartes d’identité. Le général-président Habyarimana fonda son propre parti le MRND, et créé une nouvelle Constitution qui entérina le régime de parti unique. Sur le plan extérieur, le Rwanda signa un accord de coopération militaire avec la France.
En octobre 1990, les Tutsis réfugiés en Ouganda commencèrent la reconquête du Rwanda et déclenchèrent une guerre fratricide. Les hutus sont soutenus par la Belgique et la France et les exilés tutsis et les Hutus modérés défendus par les U.S.A. Et le R-U. L’extrémisme hutu se radicalisa et les violences se multiplièrent à l’encontre des Tutsis.
Le 6 avril 1994, l'avion français transportant les deux présidents hutus du Rwanda et du Burundi fut abattu. La mort du président Habyarimana fut immédiatement (quinze minutes plus tard) suivie du massacre systématique des Tutsis et de l'assassinat des Hutus modérés par des milices extrémistes hutues munies d'armes à feu.
La radio appela chaque Hutu à tuer tous les Tutsis. L'Église catholique et les Nations unies sont dépassées par les événements. La France, elle, s'est rangée du côté du gouvernement hutu génocidaire. Au moins 600 000 et un million de personnes sont mortes à cette période. Près de deux millions d’Hutus se réfugièrent dans les pays limitrophes et dans une zone de sécurité provisoire mise en place par l’ONU. Le conflit s’acheva par la victoire du FPR, appuyé par les milices tutsies; le FPR forma un gouvernement d’«union nationale», sans l’ancien parti unique du MRND considéré comme trop impliqué dans le génocide. Après le conflit, plus de 200 000 Hutus seraient morts.
Les événements de 1994 semblent peu compréhensibles si l'on s'en tient à la haine ethnique entre Hutus et Tutsis. En effet, non seulement des Hutus ont assassiné des Tutsis, mais ils ont également pratiqué des assassinats massifs contre d'autres Hutus.
IV- Conclusion du génocide
Le Rwanda a une petite surface pour une grande population, pour justifier leurs actes ils ont utilisé leurs poids démographique comme excuse, il fallait tuer pour avoir plus de place.
La domination historique des Tutsis sur les Hutus, les assassinats à grande échelle de Hutus par les Tutsis au Burundi, la crise économique du Rwanda, les mesures d'austérité imposées par la Banque mondiale, le désespoir de milliers de jeunes Rwandais parqués dans des camps de réfugiés, les conflits internes entre factions politiques, etc. ont aussi joué un rôle. Autrement dit, tout allait mal.
V-Conséquences
Aujourd'hui, les campagnes sont désertées, la capitale, Kigali, est passée de 250 000 à 500 000 habitants (1999). Entre 1993 et 1994, la guerre civile a fait environ 800 000 morts et jeté hors des frontières deux millions de réfugiés. On décompte également trois millions de personnes déplacées à l'intérieur du pays. 75 % des Twas auraient été tués lors du génocide de 1994.
Aujourd’hui, le Rwanda se retrouve en présence de Tutsis et d’Hutus. Au point de vue économique, le Rwanda serait devenu le pays le plus pauvre du monde.
Bibliographie
http://www5.ac-lille.fr/~heg/IMG/gif/rwanda.gif
http://www.tlfq.ulaval.ca/axl/afrique/rwanda.htm
http://www.cinemovies.fr/fiche_film.php?IDfilm=6375
http://www.dailymotion.com/video/xz1dv_shooting-dogs_news
http://www.dailymotion.com/video/x4goqu_les-oublies_politics
http://www.dailymotion.com/video/x3uhfu_shooting-dogs-trailer_shortfilms
http://www.dailymotion.com/video/x4gd7n_temoignage-dun-rescape-12_politics
http://www.dailymotion.com/video/x4gdif_temoignage-dun-rescape-22_politics
Chloé
Amanda
Le Rwanda est un pays de petite taille, entouré de la République démocratique du Congo, de l’Ouganda, de la Tanzanie et du Burundi. Le Rwanda couvre une superficie de 26 338 km² mais sa densité de population est l'une des plus fortes. Sa capitale, Kigali, se trouve au centre du pays.
II-Son histoire
a) L’histoire des ethnies
Le Rwanda a été peuplé vers le VIIIe siècle avant notre ère par des Batwas ou Twas. Puis, quelques siècles plus tard, les Hutus, un peuple d’agriculteurs, ont cohabité avec les Tutsis, des pasteurs venus du Nord. Ils finissent par partager la même langue bantoue et la même religion. À partir du XVIe siècle, la région s’organisa en royaumes dirigés chacun par un mwami (roi). Dans l'exercice du pouvoir, le mwami ne pouvait gouverner seul, d'où la mise en place de tout un système d'organisation politico-administrative, sociale et économique. Tutsis et Hutus avaient des terres et du bétail, bien que, si le pouvoir restait aux mains d'une aristocratie tutsie, les deux «ethnies» cohabitaient pacifiquement, car durant plusieurs siècles les Tutsis surent bien diriger le pays.
Avant le génocide de 1994, la densité de sa population était l'une des plus fortes d'Afrique. Le taux d'urbanisation était l'un des plus faibles du monde (5 %). Environ 80 % de la population faisait partie de l'ethnie hutue en 1996. Près de 19 % de la population était d'origine tutsie et plus de 0,5 % appartenait au peuple twa. Le Rwanda n'a pas de problèmes concernant ses minorités linguistiques ou religieuses, car ce sont avant tout des problèmes de minorités ethniques.
b) L’histoire du pays
C'est en 1858 que le premier Anglais découvrit la région. En 1890, malgré les réticences du mwami, les Allemands parvinrent à intégrer le Rwanda ainsi que le Burundi. Ces derniers optèrent pour un système d’«administration indirecte».
La véritable influence allemande fut d’avoir introduit l’Église catholique. Dès les années 1930, plus de 90 % des Rwandais seront déjà convertis à la religion catholique.
Après la défaite de l’Allemagne en 1918, sous mandat de la Société des Nations (SDN), la Belgique récupéra le Rwanda et le Burundi qui reprit la politique de «contrôle indirect».
Le gouvernement colonial belge confia à l’Église catholique tout le secteur scolaire et la santé. L'Église catholique favorisa les Tutsis considérés comme les «élites» du pays. Elle assura leur «conversion» au catholicisme en leur enseignant qu’ils formaient les «seigneurs féodaux» (évolués et apparentés à la race blanche), alors que les Hutus et leurs chefs étaient des «serfs» (négroïdes et sauvages) voués à la domination. Le mythe des «Tutsis évolués» et des «Hutus faits pour obéir» fut méthodiquement véhiculé pendant plusieurs décennies par les missionnaires, les enseignants, les intellectuels et les universitaires, qui accréditèrent cette vision de la société rwandaise jusqu’à la fin des années soixante.
C’est ainsi qu’ils parvinrent en 1931 à destituer le roi actuel. Cependant, une nouvelle génération de prêtres flamands s’identifia davantage aux Hutus et entreprit de former une contre-élite hutue qui s’impliqua dans la politique active.
Les fonctions de chef devinrent héréditaires : les chefs devaient être des Tutsis qui étaient «plus aptes à gérer» le pays. Les jeunes Tutsis pouvaient aller à l’école, tandis que les fils des Hutus n’avaient que la possibilité de devenir agriculteurs comme leurs parents. Puis, les Belges imposèrent la fameuse carte d’identité (1933-1934) avec la mention ethnique Tutsi ou Hutu, ce qui eut pour effet d’accentuer la distinction sociale entre les deux ethnies, laquelle se transformera plus tard en ségrégation «raciale».
Les Tutsis bénéficièrent d’avantages considérables. Les Hutus, eux, furent soumis aux travaux forcés. L’Administration coloniale exigea même que tout propriétaire de dix vaches et plus soit considéré comme un Tutsi, les autres demeurant automatiquement des Hutus. C’est alors que les Tutsis pauvres devinrent des Hutus et que les Hutus riches devinrent des Tutsis. Cette «décision administrative» du colonisateur belge finit par diviser encore davantage la société rwandaise de l’époque : les riches étaient des Tutsis et les pauvres, des Hutus.
Après la Seconde Guerre mondiale, la décolonisation atteignit le Rwanda. L’élite tutsie en vint à souhaiter le départ des Belges. Pour leur part, les Hutus, dénoncèrent la «double colonisation» dont ils avaient été victimes: celle des Tutsis, puis celle des Belges. Se sentant trahis par leur élite tutsie devenue anticolonialiste, le pouvoir colonial et l’Église catholique décidèrent de favoriser les Hutus.
L’Église encouragea la formation d’une élite contestataire hutue et veut amener le remplacement du «pouvoir minoritaire tutsi» par le «pouvoir majoritaire hutu».
En 1959, l’arrivée au pouvoir de Kigeli V, partisante des tutsis, et les élections gagnées par le Parti pour l’émancipation des Hutus, aboutirent à une terrible guerre civile. Les Tutsis furent massacrés par milliers et pourchassés. Plus de 170 000 Tutsis se réfugièrent vers l’Ouganda, la Tanzanie, le Burundi et le Zaïre. La prise du pouvoir par les Hutus entraîna l’exode de plus de 200 000 Tutsis vers l’étranger (Ouganda, Tanzanie et Zaïre). En janvier 1961, assurés du soutien de la Belgique, les Hutus proclamèrent la République au début de 1961.
III- Du conflit ethnique au génocide
En 1963, une attaque des tutsis et des exilés tutsis échoua et entraîna en guise de représailles une nouvelle série de massacres perpétrés contre les Tutsis. La violence reprit. Après la prise du pouvoir en juillet 1973 par le général Juvénal Habyarimana, un Hutu du Nord, des dissensions apparurent également entre les Hutus du Nord et les Hutus du Sud jugés plus modérés. Le nouveau régime institua un système de quotas dans les écoles et l'administration. Le système des quotas ethniques scolaires et professionnels ne sera formellement aboli qu’en novembre 1990, tout comme la mention de l’ethnie sur les cartes d’identité. Le général-président Habyarimana fonda son propre parti le MRND, et créé une nouvelle Constitution qui entérina le régime de parti unique. Sur le plan extérieur, le Rwanda signa un accord de coopération militaire avec la France.
En octobre 1990, les Tutsis réfugiés en Ouganda commencèrent la reconquête du Rwanda et déclenchèrent une guerre fratricide. Les hutus sont soutenus par la Belgique et la France et les exilés tutsis et les Hutus modérés défendus par les U.S.A. Et le R-U. L’extrémisme hutu se radicalisa et les violences se multiplièrent à l’encontre des Tutsis.
Le 6 avril 1994, l'avion français transportant les deux présidents hutus du Rwanda et du Burundi fut abattu. La mort du président Habyarimana fut immédiatement (quinze minutes plus tard) suivie du massacre systématique des Tutsis et de l'assassinat des Hutus modérés par des milices extrémistes hutues munies d'armes à feu.
La radio appela chaque Hutu à tuer tous les Tutsis. L'Église catholique et les Nations unies sont dépassées par les événements. La France, elle, s'est rangée du côté du gouvernement hutu génocidaire. Au moins 600 000 et un million de personnes sont mortes à cette période. Près de deux millions d’Hutus se réfugièrent dans les pays limitrophes et dans une zone de sécurité provisoire mise en place par l’ONU. Le conflit s’acheva par la victoire du FPR, appuyé par les milices tutsies; le FPR forma un gouvernement d’«union nationale», sans l’ancien parti unique du MRND considéré comme trop impliqué dans le génocide. Après le conflit, plus de 200 000 Hutus seraient morts.
Les événements de 1994 semblent peu compréhensibles si l'on s'en tient à la haine ethnique entre Hutus et Tutsis. En effet, non seulement des Hutus ont assassiné des Tutsis, mais ils ont également pratiqué des assassinats massifs contre d'autres Hutus.
IV- Conclusion du génocide
Le Rwanda a une petite surface pour une grande population, pour justifier leurs actes ils ont utilisé leurs poids démographique comme excuse, il fallait tuer pour avoir plus de place.
La domination historique des Tutsis sur les Hutus, les assassinats à grande échelle de Hutus par les Tutsis au Burundi, la crise économique du Rwanda, les mesures d'austérité imposées par la Banque mondiale, le désespoir de milliers de jeunes Rwandais parqués dans des camps de réfugiés, les conflits internes entre factions politiques, etc. ont aussi joué un rôle. Autrement dit, tout allait mal.
V-Conséquences
Aujourd'hui, les campagnes sont désertées, la capitale, Kigali, est passée de 250 000 à 500 000 habitants (1999). Entre 1993 et 1994, la guerre civile a fait environ 800 000 morts et jeté hors des frontières deux millions de réfugiés. On décompte également trois millions de personnes déplacées à l'intérieur du pays. 75 % des Twas auraient été tués lors du génocide de 1994.
Aujourd’hui, le Rwanda se retrouve en présence de Tutsis et d’Hutus. Au point de vue économique, le Rwanda serait devenu le pays le plus pauvre du monde.
Bibliographie
http://www5.ac-lille.fr/~heg/IMG/gif/rwanda.gif
http://www.tlfq.ulaval.ca/axl/afrique/rwanda.htm
http://www.cinemovies.fr/fiche_film.php?IDfilm=6375
http://www.dailymotion.com/video/xz1dv_shooting-dogs_news
http://www.dailymotion.com/video/x4goqu_les-oublies_politics
http://www.dailymotion.com/video/x3uhfu_shooting-dogs-trailer_shortfilms
http://www.dailymotion.com/video/x4gd7n_temoignage-dun-rescape-12_politics
http://www.dailymotion.com/video/x4gdif_temoignage-dun-rescape-22_politics
Chloé
Amanda
dimanche 15 novembre 2009
la situation en Palestine
I – La situation actuelle.
Le processus de paix israélo-palestinien est dans l’impasse, il y a une lutte constante entre le Fatah et le Hamas. En 2003, l'élection du Likoud en Israël et celle du Hamas en Palestine, qui sont des partis diamétralement opposés rend toute discussion entre représentants d’Israël et de Palestine très difficile voire impossible. Israël ne discute pas avec le Hamas (qui contrôle Gaza) puisqu’il ne reconnaît pas l’Etat d’Israël et agit de façon terroriste. En février 2007, un Accord sur un gouvernement d'union nationale palestinien est signé, des manifestations de joie ont félicité cet accord. Malheureusement, une fois de plus ces avancées n’auront pas tenues longtemps. En effet, les accusations mutuelles de tentatives de coup d'État échangées par les islamistes du Hamas et les nationalistes du Fatah ont précipité la bande de Gaza dans une nouvelle période de violences. Les forces d'occupation israéliennes attaquent la population et ses propriétés dans les territoires occupés.
Les tensions sont très vives, le Hamas continuant à encourager les attentats suicides en Israël. De même, Israël lança une offensive sur la bande de Gaza en décembre 2008 ayant pour but de détruire le Hamas, et pour conséquence plus de 1000 morts civils. Le problème de l'eau et du pétrole occupe également une place importante dans ce conflit, les tensions sont nombreuses et grandissantes entre les pays riches en ressources comme la Cisjordanie ou Gaza et leurs voisins en situation de « stress hydrique » pour l'eau ou d'appréhension envers le manque futur de pétrole. De plus, l'opinion publique occidentale considère ce conflit comme “une lutte anticolonialiste contre l’occupation et l’oppression”. Le processus de paix pourrait être encouragé et accéléré si ces derniers prenaient conscience des véritables raisons de ce conflit. La situation économique est désastreuse, une grande partie de la population vit sous le seuil de pauvreté. Faute d'argent et de gouvernement stable, la Palestine est ingouvernable. Il n’est cependant pas démuni de toute ouverture d’espoir, les accords de paix avec la Jordanie et l’Egypte en sont la preuve.
II – Le rôle des USA.
La raison en est simple: le conflit du Moyen Orient représente au total 1/3 des ventes d'armes mondiales. Qui serait prêt à renoncer à cette mine d'or pour des raisons humanitaires ?
http://www.levolontaire.fr/comprendre-le-conflit-israelo-palestinien/
http://www.harissa.com/D_Communautes/Israel/leconflit.htm
http://www.curiosphere.tv/israel_palestine/
http://pluriel.free.fr/po1.html
http://lewebpedagogique.com/reussirenhg/2009/02/10/comprendre-le-conflit-israelo-palestinien-et-les-elections-israeliennes/
Marie L et Florent
Chypre : vers la Réunification ?
Une position géographique privilégiée : située dans la Méditerranée orientale au point de rencontre de l'Europe, de l'Asie et de l'Afrique, l'île de Chypre (9 251 km2) occupe une position stratégique à 60 km des côtes turques et 200 km des rivages syriens et libanais.
La population: environ 850 000 habitants, dont 650 000 dans la zone chypriote grecque au sud selon un recensement de 2001. La zone chypriote turque au nord (sur 38 % du territoire) compte pour sa part environ 200 000 habitants dont près de la moitié sont des colons turcs venus d'Anatolie après 1974.
Capitale: Nicosie, 250 000 habitants, coupée en deux par la ligne de démarcation.
Langues officielles: grec et turc. L'anglais est couramment parlé.
Religions: principalement chrétienne orthodoxe (80 %) et musulmane (18 %).
Institutions politiques: la Constitution de 1960 n'est plus appliquée depuis les troubles inter-communautaires de fin 1963:- Au sud, le Président de la République de Chypre est actuellement Tassos Papadopoulos. Il a succédé à Glafcos Cléridès le 16 février 2003. - Au nord, la République turque de Chypre-Nord (RTCN) autoproclamée en 1983 est présidée depuis cette date par le chef de la communauté Rauf Denktash. Il faut noter que cette République n'est reconnue que par la Turquie.
Économie: en République de Chypre, le PNB est de 9,4 milliards de dollars (données 2001). Le tourisme est la première source de revenus. En RTCN, le PNB est de 787 millions de dollars (données 2002).
Effectifs militaires:
-en République de Chypre, l'armée compte 12 000 soldats chypriotes grecs; plusieurs milliers de soldats grecs sont présents, notamment dans l'encadrement;
-en RTCN, l'armée compte 4 500 soldats chypriotes turcs auxquels s'ajoutent plus de 35 000 hommes stationnés par la Turquie;
-une force de paix des Nations unies (FNUCHYP/UNFICYP en anglais) créée en 1964, réduite à 1 200 hommes depuis 1995, contrôle une zone tampon (dite buffer zone - BZ) qui représente près de 3 % du territoire répartis des deux côtés de la ligne de démarcation (180 km de long);
-il convient enfin de noter que la Grande-Bretagne a conservé deux bases militaires avec souveraineté territoriale dans le sud de l'île (Akrotiri et Dhekelia) où sont stationnés près de 3 900 hommes.
I- Histoire et origines des conflits
La population de l'île de Chypre fut établie par diverses colonies ( Mycéniennes, Phéniciennes), datant de l'Antiquité. Elle fit par ailleurs partie de l'Empire romain et Byzantin.
Richard Cœur de Lion conquit l'île en 1191 et en fit don à Guy de Lusignan, qui y fonda le royaume latin de Chypre (1192-1489). Elle passa ensuite sous le contrôle de Venise (1489-1571), avant d’être conquise par les Turcs. Enfin, en 1878, le sultan cède au Royaume-Uni l'administration de Chypre. À l’issue de la Première Guerre mondiale, le Royaume-Uni annexe intégralement Chypre et la transforme en une colonie de la Couronne. En 1931 a lieu un premier soulèvement populaire des Chypriotes grecs pour réclamer l’union avec la Grèce.
En 1955, les Chypriotes grecs reprennent les armes contre le pouvoir britannique et mènent une lutte pour l'indépendance de l'île. Les Britanniques, afin de préserver leur position et de réprimer le mouvement anticolonialiste, ( mené majoritairement par les Chypriote grecs ), recrutent des milices chypriotes turques en renfort des troupes coloniales. Les accords de Zurich et de Londres de 1959 mettent fin à la lutte anticolonialiste. Chypre devient une république indépendante en 1960, ainsi que membre de l’ONU et du Commonwealth.
En 1961, Chypre devient membre du Conseil de l'Europe. En 1963, le président Makarios propose des amendements à la Constitution de 1960. Cette proposition, connue sous le nom des «treize amendements de Makarios», visait à répondre à la situation de blocage institutionnel persistant depuis plusieurs mois.
Les questions fiscales et de partage de l'administration des villes furent, en 1963, à l'origine de la paralysie complète des institutions sur ces sujets. Aussi, les propositions de Makarios avaient-elles pour but de dénoncer le droit de veto chypriote turc. Ce coup de force du président chypriote contribua à intensifier les tensions entre les deux communautés, conduisant à de violents affrontements en décembre 1963. Cet épisode sanglant très controversé, marque certainement la fin des espoirs de cohabitation pacifique entre les deux communautés, qui n'auront de cesse de se séparer et de s‘affronter.
Profitant de cette situation de tension, la Turquie reprend et actualise une ancienne revendication: la partition de l’île, et la communauté turque, historiquement très liée à Ankara, met en œuvre, partout où elle le peut dans l'île, ce programme de séparation. Début 1964, la paix est au bord de la guerre civile. Parallèlement, des milices extrémistes, avivent les tensions, en commettant des exactions violentes. Ces incidents sanglants seront l'occasion pour les Chypriotes turcs de mettre en œuvre leur plan de partition et de se retirer unilatéralement de toutes les instances gouvernementales de l'île pour affaiblir le gouvernement et ainsi paralyser l'État chypriote. Les Chypriotes turcs, persistent dans la logique de la séparation, provoquant de ce fait les conditions de leur mise à l'écart. Le TMT, milice chypriote turque, provoque de manière concertée des incidents, auxquels les Chypriotes grecs répondent de manière toujours plus disproportionnée. Les dirigeants chypriotes turcs poursuivent, durant tout l'hiver 1964, cette politique du « pire». Cette politique se concrétisera, dans les premiers jours de juin, par l'appel de la communauté chypriote turque à la Turquie, pour qu'elle intervienne militairement afin d'assurer sa protection : les troupes turques sont stationnées à Iskenderun et prêtes à intervenir.
Cette invasion militaire sera empêchée in extremis par le président américain Johnson qui intervient personnellement les 5 et 6 juin 1964, afin de calmer les velléités turques, et l'opération projetée par Ankara se soldera par une campagne de bombardement des villages chypriotes grecs, mais sans intervention terrestre. Les États-Unis tenteront une médiation secrète entre la Grèce et la Turquie sur la question chypriote afin d'éviter une guerre entre ces deux pays. Ces tentatives se soldent par un échec faisant de Chypre le terrain d'affrontements incessants entre les milices chypriotes grecque et turque, ce qui conduira l'ONU à envoyer un important contingent de casques bleus sur l’île en mars 1964.
Le 15 juillet 1974 la garde nationale dirigée par des officiers grecs lance une tentative de coup d’État contre le président Makarios. Le 20 juillet, la Turquie intervient militairement prétextant la protection des intérêts de la communauté turque en lançant l'opération Attila, et occupe le Nord de l’île en deux jours. En Grèce, le refus de l’armée de s’impliquer plus avant dans ce conflit marque la fin de la dictature des colonels mise en place à l’époque. Une fois la république chypriote restaurée, la Turquie refuse de se retirer et impose la partition du pays de part et d’autre de la « ligne verte » (appelée « ligne Attila » par les Turcs). 200 000 Chypriotes sont contraints à l’exode entre 1974 et 1975, chassés du territoire occupé par la Turquie.
L’île est donc divisée depuis 1974 entre la République de Chypre au Sud et la partie Nord occupée par la Turquie. En 1975, se met un place un État : « la République des turquisants » de Chypre du Nord, qui n’est reconnu que par la Turquie.
II- Vers une solution européenne ?
Tout d'abord, c'est le premier mai 2004 que Chypre rejoint l'Union, Dans les années 1990, la partition de l'île est redevenue un sujet sensible lorsque la République de Chypre a sollicité son intégration dans l'Europe communautaire. De plus, la président Américain Georges Bush veut résoudre la question chypriote, et en 1992, les négociations reprennent sous l'égide de l'ONU, qui propose que l'île devienne un État bizonal et bicommunautaire. Mais ces tentatives se heurtent aux différents concernant la répartition des pouvoir et du territoire, les négociations stagnent donc. Il est à noter que la France a elle aussi eu un rôle dans ces négociation mais en vain.
En tout cas, c'est un sujet en suspend, l'adhésion à l'Europe permettra sûrement de surmonter la crise ouverte en 1974, lors de l'invasion turque du Nord de l'île, mais la réaction de la majorité grecque au référendum organisé à propos de la réunification et les réticences manifestées en Europe face au processus d'adhésion turque à l'Union Européenne laisse planer encore de lourdes incertitudes.
En conclusion, nous pouvons dire que malgré toutes les tentatives pour trouver un compromis concernant la réunification de l'île de Chypre, la Grèce ainsi que la Turquie ne parviennent pas à s'entendre, et restent fermées aux négociations. Les deux communautés chypriotes restent donc divisées, et les tensions au sein de la population ne sont toujours pas calmées. Il appartient donc à l'Union Européenne d'avancer d'autres propositions pour améliorer le contact entre ces deux pays.
Par ailleurs, ces enjeux chypriotes restent incontestablement liés à la question de l'adhésion de la Turquie au sein de l'UE.
Bibliographie :
www.ladocumentationfrancaise.fr:
www.ladocumentationfrancaise.fr/dossiers/chypre/introduction.shtml
www.ladocumentationfrancaise.fr/dossiers/chypre/chypre.shtml
www.universalis-edu.com:
www.universalis-edu.com/article2.php?napp=3576&nref=PS97040
www.universalis-edu.com/article2.php=&nref=D942671
Wikipedia.org:
wikipedia.org/wiki/Chypre#Histoire :
Kassianides Yoann, La politique étrangère américaine à Chypre (1960-1967).
Copeaux Etienne, Mauss-Copeaux Claire, Taksim! Chypre divisée.
Le Monde.fr
Info-greece.com
Harold et Floriane
La population: environ 850 000 habitants, dont 650 000 dans la zone chypriote grecque au sud selon un recensement de 2001. La zone chypriote turque au nord (sur 38 % du territoire) compte pour sa part environ 200 000 habitants dont près de la moitié sont des colons turcs venus d'Anatolie après 1974.
Capitale: Nicosie, 250 000 habitants, coupée en deux par la ligne de démarcation.
Langues officielles: grec et turc. L'anglais est couramment parlé.
Religions: principalement chrétienne orthodoxe (80 %) et musulmane (18 %).
Institutions politiques: la Constitution de 1960 n'est plus appliquée depuis les troubles inter-communautaires de fin 1963:- Au sud, le Président de la République de Chypre est actuellement Tassos Papadopoulos. Il a succédé à Glafcos Cléridès le 16 février 2003. - Au nord, la République turque de Chypre-Nord (RTCN) autoproclamée en 1983 est présidée depuis cette date par le chef de la communauté Rauf Denktash. Il faut noter que cette République n'est reconnue que par la Turquie.
Économie: en République de Chypre, le PNB est de 9,4 milliards de dollars (données 2001). Le tourisme est la première source de revenus. En RTCN, le PNB est de 787 millions de dollars (données 2002).
Effectifs militaires:
-en République de Chypre, l'armée compte 12 000 soldats chypriotes grecs; plusieurs milliers de soldats grecs sont présents, notamment dans l'encadrement;
-en RTCN, l'armée compte 4 500 soldats chypriotes turcs auxquels s'ajoutent plus de 35 000 hommes stationnés par la Turquie;
-une force de paix des Nations unies (FNUCHYP/UNFICYP en anglais) créée en 1964, réduite à 1 200 hommes depuis 1995, contrôle une zone tampon (dite buffer zone - BZ) qui représente près de 3 % du territoire répartis des deux côtés de la ligne de démarcation (180 km de long);
-il convient enfin de noter que la Grande-Bretagne a conservé deux bases militaires avec souveraineté territoriale dans le sud de l'île (Akrotiri et Dhekelia) où sont stationnés près de 3 900 hommes.
I- Histoire et origines des conflits
La population de l'île de Chypre fut établie par diverses colonies ( Mycéniennes, Phéniciennes), datant de l'Antiquité. Elle fit par ailleurs partie de l'Empire romain et Byzantin.
Richard Cœur de Lion conquit l'île en 1191 et en fit don à Guy de Lusignan, qui y fonda le royaume latin de Chypre (1192-1489). Elle passa ensuite sous le contrôle de Venise (1489-1571), avant d’être conquise par les Turcs. Enfin, en 1878, le sultan cède au Royaume-Uni l'administration de Chypre. À l’issue de la Première Guerre mondiale, le Royaume-Uni annexe intégralement Chypre et la transforme en une colonie de la Couronne. En 1931 a lieu un premier soulèvement populaire des Chypriotes grecs pour réclamer l’union avec la Grèce.
En 1955, les Chypriotes grecs reprennent les armes contre le pouvoir britannique et mènent une lutte pour l'indépendance de l'île. Les Britanniques, afin de préserver leur position et de réprimer le mouvement anticolonialiste, ( mené majoritairement par les Chypriote grecs ), recrutent des milices chypriotes turques en renfort des troupes coloniales. Les accords de Zurich et de Londres de 1959 mettent fin à la lutte anticolonialiste. Chypre devient une république indépendante en 1960, ainsi que membre de l’ONU et du Commonwealth.
En 1961, Chypre devient membre du Conseil de l'Europe. En 1963, le président Makarios propose des amendements à la Constitution de 1960. Cette proposition, connue sous le nom des «treize amendements de Makarios», visait à répondre à la situation de blocage institutionnel persistant depuis plusieurs mois.
Les questions fiscales et de partage de l'administration des villes furent, en 1963, à l'origine de la paralysie complète des institutions sur ces sujets. Aussi, les propositions de Makarios avaient-elles pour but de dénoncer le droit de veto chypriote turc. Ce coup de force du président chypriote contribua à intensifier les tensions entre les deux communautés, conduisant à de violents affrontements en décembre 1963. Cet épisode sanglant très controversé, marque certainement la fin des espoirs de cohabitation pacifique entre les deux communautés, qui n'auront de cesse de se séparer et de s‘affronter.
Profitant de cette situation de tension, la Turquie reprend et actualise une ancienne revendication: la partition de l’île, et la communauté turque, historiquement très liée à Ankara, met en œuvre, partout où elle le peut dans l'île, ce programme de séparation. Début 1964, la paix est au bord de la guerre civile. Parallèlement, des milices extrémistes, avivent les tensions, en commettant des exactions violentes. Ces incidents sanglants seront l'occasion pour les Chypriotes turcs de mettre en œuvre leur plan de partition et de se retirer unilatéralement de toutes les instances gouvernementales de l'île pour affaiblir le gouvernement et ainsi paralyser l'État chypriote. Les Chypriotes turcs, persistent dans la logique de la séparation, provoquant de ce fait les conditions de leur mise à l'écart. Le TMT, milice chypriote turque, provoque de manière concertée des incidents, auxquels les Chypriotes grecs répondent de manière toujours plus disproportionnée. Les dirigeants chypriotes turcs poursuivent, durant tout l'hiver 1964, cette politique du « pire». Cette politique se concrétisera, dans les premiers jours de juin, par l'appel de la communauté chypriote turque à la Turquie, pour qu'elle intervienne militairement afin d'assurer sa protection : les troupes turques sont stationnées à Iskenderun et prêtes à intervenir.
Cette invasion militaire sera empêchée in extremis par le président américain Johnson qui intervient personnellement les 5 et 6 juin 1964, afin de calmer les velléités turques, et l'opération projetée par Ankara se soldera par une campagne de bombardement des villages chypriotes grecs, mais sans intervention terrestre. Les États-Unis tenteront une médiation secrète entre la Grèce et la Turquie sur la question chypriote afin d'éviter une guerre entre ces deux pays. Ces tentatives se soldent par un échec faisant de Chypre le terrain d'affrontements incessants entre les milices chypriotes grecque et turque, ce qui conduira l'ONU à envoyer un important contingent de casques bleus sur l’île en mars 1964.
Le 15 juillet 1974 la garde nationale dirigée par des officiers grecs lance une tentative de coup d’État contre le président Makarios. Le 20 juillet, la Turquie intervient militairement prétextant la protection des intérêts de la communauté turque en lançant l'opération Attila, et occupe le Nord de l’île en deux jours. En Grèce, le refus de l’armée de s’impliquer plus avant dans ce conflit marque la fin de la dictature des colonels mise en place à l’époque. Une fois la république chypriote restaurée, la Turquie refuse de se retirer et impose la partition du pays de part et d’autre de la « ligne verte » (appelée « ligne Attila » par les Turcs). 200 000 Chypriotes sont contraints à l’exode entre 1974 et 1975, chassés du territoire occupé par la Turquie.
L’île est donc divisée depuis 1974 entre la République de Chypre au Sud et la partie Nord occupée par la Turquie. En 1975, se met un place un État : « la République des turquisants » de Chypre du Nord, qui n’est reconnu que par la Turquie.
II- Vers une solution européenne ?
Tout d'abord, c'est le premier mai 2004 que Chypre rejoint l'Union, Dans les années 1990, la partition de l'île est redevenue un sujet sensible lorsque la République de Chypre a sollicité son intégration dans l'Europe communautaire. De plus, la président Américain Georges Bush veut résoudre la question chypriote, et en 1992, les négociations reprennent sous l'égide de l'ONU, qui propose que l'île devienne un État bizonal et bicommunautaire. Mais ces tentatives se heurtent aux différents concernant la répartition des pouvoir et du territoire, les négociations stagnent donc. Il est à noter que la France a elle aussi eu un rôle dans ces négociation mais en vain.
En tout cas, c'est un sujet en suspend, l'adhésion à l'Europe permettra sûrement de surmonter la crise ouverte en 1974, lors de l'invasion turque du Nord de l'île, mais la réaction de la majorité grecque au référendum organisé à propos de la réunification et les réticences manifestées en Europe face au processus d'adhésion turque à l'Union Européenne laisse planer encore de lourdes incertitudes.
En conclusion, nous pouvons dire que malgré toutes les tentatives pour trouver un compromis concernant la réunification de l'île de Chypre, la Grèce ainsi que la Turquie ne parviennent pas à s'entendre, et restent fermées aux négociations. Les deux communautés chypriotes restent donc divisées, et les tensions au sein de la population ne sont toujours pas calmées. Il appartient donc à l'Union Européenne d'avancer d'autres propositions pour améliorer le contact entre ces deux pays.
Par ailleurs, ces enjeux chypriotes restent incontestablement liés à la question de l'adhésion de la Turquie au sein de l'UE.
Bibliographie :
www.ladocumentationfrancaise.fr:
www.ladocumentationfrancaise.fr/dossiers/chypre/introduction.shtml
www.ladocumentationfrancaise.fr/dossiers/chypre/chypre.shtml
www.universalis-edu.com:
www.universalis-edu.com/article2.php?napp=3576&nref=PS97040
www.universalis-edu.com/article2.php=&nref=D942671
Wikipedia.org:
wikipedia.org/wiki/Chypre#Histoire :
Kassianides Yoann, La politique étrangère américaine à Chypre (1960-1967).
Copeaux Etienne, Mauss-Copeaux Claire, Taksim! Chypre divisée.
Le Monde.fr
Info-greece.com
Harold et Floriane
samedi 14 novembre 2009
Corée du Nord, Corée du Sud, un rapprochement est-il possible?
La Corée est séparée depuis 1948. Cette presqu'île asiatique se trouve dans l'océan pacifique. Dirigé par Kim Jong-il, la Corée du Nord est une dictature communiste contrairement à la Corée du Sud qui a un gouvernement démocratique mené par Lee Myung-Bak. Cette zone démilitarisée détient pourtant l'une des frontières les plus imperméables. On peut alors se demander si une réunification de la Corée est envisageable? Tout d'abord nous ferons un rappel historique puis nous verrons l'évolution du conflit enfin, la situation actuelle.
I- Comment a commencé le conflit?
Depuis 1948 la Corée est séparée en deux parties: au Nord l'occupation soviétique et au Sud l'occupation américaine. Parallèlement arrive Mao Tsé Tong au pouvoir en Chine. Ainsi l'arrivée de ce dictateur communiste en Chine et la détermination de Staline pousse la Corée du Nord à attaquer le Sud le 25 juin 1950 dans le but de la rendre communiste. Au bout de trois ans de conflit et 1 400 000 morts, le front se stabilise et l'armistice est signée en juillet 1953 cependant, les États-Unis menacent l'URSS de « représailles massives » en cas d'attaque communiste.
II- Une évolution négative du conflit jusqu'aux années 1990 .I
Malgré l'armistice signé, aucuns traités de paix n'a été mis en place. Ainsi auront lieu beaucoup d'attentats contre le sud jusqu'en 1980 dont deux contre le président comme le 21 janvier 1968 où il y a eu soixante-huit tués au Sud et soixante-six blessés contre vingt-huit tués au Nord. Cependant en 1985 ont lieu les jeux olympiques de Séoul, on croit alors à un rapprochement car la Corée du Nord demande un rassemblement des territoires des deux Corées or contre toute attente, la Corée du Sud et la commission des sports refusent invoquant un manque d'infrastructures au Nord, le conflit s'enlise et les jeux olympiques sont boycotter par plusieurs pays communistes dont l'Albanie et Cuba. Donc aucune amélioration ne semble possible sauf en 1991 où les deux États sont ensembles à l'ONU.
III- les années 2000 sont des années de vacillement entre paix et guerre.
La Corée du Sud est devenu le deuxième partenaire économique de la Corée du Nord, il transite en effet un milliard de dollars par an. Le président sud-coréen semble volontaire pour une tentative de rapprochement comme le montre sa visite au Nord le 15 juin 2000. De plus depuis 2003, des entreprises du Sud se sont implantées au Nord en employant des habitants du Nord. En réponse, des centaines de coréens sont autorisés à communiquer via des liaisons vidéos interdites auparavant et les deux présidents se sont engagés en 2007 à promouvoir la paix et la prospérité économique entre les deux territoires. De plus, en 2009 à la mort de l'ancien président sud-coréen, le nord lui a rendu un hommage sans précédent.
Cependant la situation reste tendue et en 2007, 480 sud-coréens sont enlevés et retenus au Nord, ainsi il y a environ 150 000 détenus en Corée du Nord. Comme une provocation, la Corée du Nord a fait des essais atomiques cachés en novembre 2008 entraînant la fermeture des sites industriels, touristiques et les liaisons ferroviaires avec le Sud. De nos jours, les relations ne s'arrangent pas car la Corée du Nord s'entête dans des affrontements indirects notamment en septembre 2009 où quarante millions de tonnes d'eau ont été déversé dans la rivière Lmijin causant des inondations au Sud et des victimes.
Malgré plusieurs tentatives de réunification, les Corées semblent trop différentes pour être rassemblées. Une puissante dictature aux frontières fermées face à un pays libéral, un pays pauvre et sans confort face à un pays en plein développement. En dépit des efforts du Sud, le Nord refuse toute unification et répond par des provocations? De plus, le conflit est ancré dans l'esprit des coréens et il faudrait beaucoup de changement pour imaginer un rapprochement.
Corée du Nord et Corée du Sud; un rapprochement est-il possible ?
COREE DU NORD COREE DU SUD
PRESIDENT Kim Jong-il Lee Myung-Bak
SYSTEME POLITIQUE République populaire démocratique République
LANGUE coréen coréen
CAPITALE Pyongyang Séoul
MONNAIE won won
Sources
Les sites internet
-wikipedia
-universalis
-dracusss.over-blog.com
-diplomatie.gouv
-you tube pour la vidéo
Manuels scolaires
-terminales L, ES, collection Hatier 2008
-Géographie terminale L , ES , S , collection Nathan 2008
Magazines
-Afrique Asie, hors série Corée 2007
-Courrier international mai 2009
Aurélien et Océane
Inscription à :
Articles (Atom)

